Natalia Arjona


de Sherif Awad

Natalia Arjona

-Il n’y a jamais eu de question pour moi, pour savoir ce que je voulais faire dans ma vie. Dans tous mes souvenirs d’enfance j’ai voulu être actrice de cinéma ou de théâtre. Je suis née en Russie, dans la région de Mourmansk, péninsule de Kola. Pendant la période soviétique les enfants avaient accès aux activités artistiques gratuites, sans avoir à de-mander la permission des parents. J’ai commencé à prendre des cours de théâtre, chant et danse à l’âge de 8 ans. En grandissant j’ai rêvé de partir à Saint-Pétersbourg pour suivre mes études artistiques. J’ai obtenu un diplôme « Arts et Cultures » de metteur en scène et organisatrice d’événements culturels. Plus tard je suis arrivée à Paris apprendre la langue française. Au cours de mes études j’ai rencontré mon mari et je suis devenu française. Pendant ces années j’ai créé différents spectacles (pièces théâtrales et chorégraphiques). J’ai collaboré avec différentes associations artistiques à Paris. Plus tard j’ai commencé à tourner pour le cinéma, et en 2019, j’ai créé mon premier court métrage « Intersection » que j’ai envoyé à plusieurs festivals. 
-Adolescente, le film « Solaris » de Tarkovski m’a marqué émotionnellement … je ne pouvais m’empêcher de le visionner plusieurs fois. J’étais hypnotisée. Plus tard, j’ai dé-couvert tous les films de ce grand réalisateur… 
Pour la danse, en Union Soviétique, on regardait beaucoup le Ballet Classique. En Russie, le ballet est toujours très important. Pour le théâtre, les cours de Stanislavski m’ont beaucoup influencés.

-Je pense que pour devenir un artiste, sauf cas exceptionnel, les études et l’apprentissage sont indispensables. Approcher de nombreuses activités (culturelles ou sportives) préparent l’artiste à jouer tous les rôles possibles et à toutes les époques. 

-La célébrité comme fin ne sert à rien. Je désire avoir plus de possibilités pour travailler et je sais que pour avoir ces moyens il me faudra un minimum de reconnaissance. Pou-voir travailler voilà ce qui me satisferait. 

Natalia Arjona

-Rien de particulier comme défis liés au genre. Je suis une réalisatrice débutante. Les seuls problèmes sont matériels, comme beaucoup de monde j’imagine.

-La possibilité de travailler ici est très liée au relationnel, être ou non dans les équipes influentes. Les films pourront être montés et vus, souvent, s’ils sont soutenus par les compagnies de distribution ou par les chaînes principales de la télévision.

-Pour les nouveaux projets, je les juge sur leurs contenus artistiques, et ensuite je me penche plus sur ce que je pourrais leur apporter personnellement. 

-L’actuel et le futur sont mélangés car avant le confinement nous avons tourné un cours métrage qui est pour le moment à l’arrêt. Donc il faut terminer le montage de ce film. Le futur c’est aussi le tournage du prochain film dont le scénario est déjà près.